News SSR 45 - juillet 2019

La lettre du Service Social Régional

La reprise des études : un choix pour évoluer professionnellement

Tandis que certaines personnes décident de faire le même métier tout au long de leur carrière, d’autres choisissent de changer par choix ou par nécessité. Une chose est sûre : il faut être plus mobile qu’avant !

Sabrina Moinard fait partie des personnes qui ont voulu changer de métier. De formation initiale en sociologie et titulaire d’un diplôme d’Etat d’Assistante de service social dans le cadre d’une démarche de validation d’acquis et d’expérience (VAE), elle est actuellement en Master 2 en Economie et Management publics avec la spécialité de Gestion des Organismes de protection et d’assurance sociale. L’envie d’évoluer professionnellement l’a poussée à suivre cette formation continue.

Depuis avril 2019, Sabrina Moinard est stagiaire au sein du Service Social Régional. C’était un choix délibéré d’effectuer son dernier stage à la Carsat. En effet, Sabrina partage les mêmes valeurs que l’Institution : la solidarité, le professionnalisme et l’adaptabilité. De plus, l’intégration dans ce service correspond parfaitement à ses aspirations professionnelles.

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Sabrina concentre son action sur la PDP. Elle a trois missions principales :

  • réaliser le guide de recueil des dispositifs mobilisables durant l’arrêt de travail,
  • analyser l’articulation Cap emploi, Services de Santé au Travail et Service social,
  • constituer et envoyer les documents de marché MOAIJ et PREMIJ aux organismes.

En tant que stagiaire, Sabrina a, elle aussi, des objectifs à atteindre : améliorer la relation partenariale entre les différents acteurs de la PDP, apporter des solutions adaptées à la situation des assurés fragilisés.

Pour Sabrina, il n’y a pas de doute. Toutes les missions qu’elle effectue sont riches en apport de connaissances sur l’organisation interne et externe de la Carsat et en relations humaines. Ce qu’elle aime le plus dans son poste aujourd’hui, c’est de pouvoir mener des projets différents et être force de propositions.

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Et toi, tu "pitch" ?

Céline Devillers et Isabelle Perrone avaient pour objectif de montrer la plus-value du Service social dans le processus PDP. Mais comment faire ?

Elles ont fait appel au Département Marketing social, Communication et Documentation pour trouver une méthode pertinente. C’est ainsi que Fanny Rabec, Chargée de marketing, a présenté au groupe PDP la méthode Pitch.

Elle s’est appuyée sur une vidéo et des outils qui sont à votre disposition. Les participants ont travaillé, en sous-groupes, sur plusieurs cibles : les médecins-conseils, les médecins du travail et les assurés. Ils ont écrit les pitchs et les ont présentés à l’ensemble du groupe. Au final, il s’est avéré que pour les assurés, le pitch n’était pas le bon outil. Ce sont donc ceux à destination des médecins qui ont fait l’objet, lors d’une seconde réunion de travail, d’un examen attentif. Les mots ont été choisis, les formulations enrichies.

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Vous voulez vendre notre offre PDP auprès des Médecins conseils et du travail ? Rapprochez-vous du référent PDP de votre équipe ou d’Isabelle Perrone.

Cette méthode est innovante et vous pouvez l’utiliser dans différentes situations. N’hésitez pas à consulter les outils et à les tester devant vos collègues. Le Département Marketing social, Communication et Documentation est aussi là pour vous accompagner si besoin.

En savoir plus...

Les secrets d'un bon pitch

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Le site Mes droits sociaux fait peau neuve

Vous connaissez bien le portail mesdroitssociaux.gouv.fr, portail universel qui donne à chaque assuré un accès unifié à l'ensemble de ses droits sociaux ?

Il les informe sur leurs droits, les oriente et facilite leurs démarches administratives. Le simulateur d’aide pré-rempli, leur permet d’identifier les prestations auxquelles ils pourraient prétendre. De nouvelles aides ont été intégrées et tous les domaines de la protection sociale sont représentés : santé, famille, logement, solidarité, retraite et emploi.

N’hésitez pas à en parler à vos clients.

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Claire Marin, philosophe et malade

Nous avons fait l’acquisition de 2 livres de Claire Marin, philosophe, et atteinte depuis l’âge de 18 ans d’une maladie auto-immune.

Le premier, Hors de moi, est un court récit écrit à la première personne, où elle dissèque, analyse, observe. Le regard des autres qui change depuis qu’ils savent, le personnel hospitalier qui ne la voit plus comme individu mais comme objet d’étude ; l’incompréhension des médecins quand elle parle de sa douleur, la peur des autres malades qui crient pour se sentir vivants.

Claire Marin témoigne aussi de son propre rapport à la maladie : la vie devient tout à coup une chose précieuse que l’on ignorait ; le corps qui devient un ennemi ; la maladie tout à la fois redoutée et paradoxalement dernière attache au monde des vivants. Car la maladie finit par tout envahir : on la hait mais elle devient le seul combat qui vaille la peine.

La colère est la marque de la maladie en moi. Elle est l’expression sourde et tenace, plus obstinée que moi qui voudrais l’oublier, l’effacer pour qu’elle ne m’obsède plus. Je ne lis pas cette colère dans les manuels de médecine. Je n’en retrouve pas l’analyse dans les essais philosophiques. Pourtant cette colère est la maladie, plus que n’importe quel symptôme.

Ils disent qu’il suffit d’oublier un peu…, …je l’oublies. Parfois, je parle au futur. Je joue sans faille mon rôle social. Il le faut. Sinon personne ne me supporterait plus. Mais certains savent entendre autre chose que ce discours policé.

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Le second, Violence de la maladie, violence de la vie, est un ouvrage philosophique qui interroge les rapports de la médecine et de la philosophe avec la maladie.

Regarder la maladie en face comme phénomène vécu. Que révèle-t-elle, comment l’affronter, en tirer du sens ? C’est ce que cet essai lisible et accessible s’efforce de montrer. Dans la maladie, le sujet fait l’expérience d’une violence démultipliée, l’assaillant de toutes parts. Violence faite au corps, par le mal et les traitements, violence symbolique des discours, des regards, des jugements infligés au patient par la société et le milieu médical ; violence d’une marginalisation qui redouble la solitude d’un malade emprisonné dans sa souffrance.

Bien que la philosophie soit largement passée à côté de cette violence, elle nous permet d’élaborer une pensée, de comprendre ce qui nous meut, nous met en marche, l’intensité de ce que l’on vit, et de suivre ce mouvement sans en être le jouet.

Ces deux ouvrages sont disponibles actuellement au siège du Service social régional. Vous pouvez les emprunter en vous adressant à Bruno ou Isabelle.

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Elle prend son envol

roselyne.jpgPetit clin d’œil à Roselyne, Assistante technique sur le site de St-Nazaire depuis de nombreuses années, qui après mûre réflexion, a décidé de faire valoir ses droits à retraite.

Ses collègues Assistantes techniques lui ont réservé quelques surprises lors de leur dernière réunion régionale.

Nous lui souhaitons une belle vie de retraitée.

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