News SSR 42 - octobre 2018

La lettre du Service Social Régional

Forum d'information avec l'AFSOS et le 3C

L’Association Francophone des Soins Oncologiques de Support (AFSOS) s’est associée au Centre de Coordination vendéen en Cancérologie (3C) pour organiser un forum d’information le jeudi 29 mars au CHD.

L’objectif de cette action était double : renforcer l’information et valoriser les ressources en soins oncologiques de support auprès des malades et de leur entourage.

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Cécile FERET, Stagiaire AS 2ème année et Marie GROLLEAU, AS en Vendée

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Il y a eu un avant et puis, il y a maintenant !

Sûr que les assurés, qui ne sont pas venus au Service social du Mans depuis quelques temps, vont croire s'être perdus...

En effet, l'accueil du Service social s'est totalement métamorphosé avant l'été. La nouvelle charte signalétique a été mise en œuvre avec le parcours client. De nouveaux affichages, des mobiliers rénovés, de la vitrophanie et des couleurs tendances, tout pour faire patienter nos assurés dans de bonnes conditions.

                        Avant                                          Après

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Souffrance au travail : renforcer l'individuel par le collectif

Nous nous sommes interrogées sur l'accompagnement des personnes en situation d'épuisement professionnel. Aujourd'hui, nous pensons qu'un Travail Social de Groupe peut être un bon complément de suivi.

En entretien individuel, nous rencontrons régulièrement des personnes en arrêt maladie pour des raisons d'épuisement professionnel. Nous nous sentons souvent limitées dans l'accompagnement individuel et nous pensons que le collectif pourrait apporter un complément à notre suivi. De plus, nous sommes confortées dans cette idée par les assurés qui sont demandeurs de lieux d'échanges. En effet, aucune action collective n'a été mise en place à ce jour au sein des deux services sociaux de Nantes. Enfin, les personnes ayant un suivi psychologique ou psychiatrique n'abordent pas ou peu avec ces praticiens la question du vécu du travail au sein de leur entreprise

Alors, comment pouvons-nous améliorer et diversifier notre accompagnement auprès de ces assurés ? Nous avons pensé proposer un lieu d'échange qui leur permette de s'exprimer, de partager, d'intégrer un groupe et de reprendre confiance en soi. L'objectif principal est de créer du lien social et de trouver un espace collectif là où le collectif de travail n'existe plus momentanément.

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Notre projet s'inscrit dans un Travail Social de Groupe (TSG). Nous envisageons 6 séances de 2h d'avril à octobre sans intervenant, du moins pour l'instant. Nous prévoyons un temps avant et après chaque séance afin de préparer et analyser au mieux nos séances, le contenu et le support d'animation. Notre intervention se base sur l'investissement et le besoin des participants. Nous partons du chemin d'Eli comme support à chaque séance.

Nous pourrons réaliser un bilan à la fin de l'année et juger de l'opportunité ou non de reconduire cette action.

En savoir plus

Contacter Clémentine Champain et Mathilde Colombier, AS à Nantes

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Rien n'est fini à la fin du TSG

Souvenez-vous de la vidéo que nous avions réalisée en 2015 sur l'action Entr'Elles menée à Laval avec un groupe de femmes atteintes d'un cancer. Si l'action est terminée depuis longtemps, le groupe, lui, a survécu et s'est même étoffé.

Jocelyne qui a déjà témoigné lors de la vidéo nous a raconté son parcours depuis la fin du Travail Social de Groupe.

"Ma vie professionnelle a été plutôt chaotique, j'ai rencontré des difficultés, ai été soumise à un fort stress. Je crois que c'est cette situation qui m'a fragilisée et j'ai contracté de nouvelles lésions cancéreuses à la fin de l'année dernière. Lors de cette récidive, j'ai pu échapper à la chimio, grâce à des séances de  radiothérapie pour lésions au départ, et  thérapie ciblée et hormonothérapie (médicaments) au quotidien. Cela a été un gros choc pour moi. Heureusement, j'étais bien entourée par ma famille et mon groupe.
En effet, nous sommes devenues des amies. Nous nous voyons régulièrement au restaurant ou lors de sorties. Nous avons même accueilli de nouvelles personnes que nous avons aidées lors de leur maladie car elles étaient isolées. Personnellement, j'ai pu en soutenir d'autres. Dans notre cercle, la maladie n'est pas l'objet principal de nos discussions. Nous en parlons mais ce n'est pas l'essentiel. Pour ma part, quand je suis fatiguée, je suis plus sensible et plus encline à la déprime. Le soutien du groupe m'apporte une autre vision. Je me sens à la fois comprise et soutenue. Nous avons aussi eu l'occasion de nous apporter un appui mutuel lors de circonstances autres comme le décès d'un proche. Je n'ai pas souhaité rejoindre d'autres groupes de paroles ou d'entraide, celui-ci me suffit".

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Le point de vue de Ludivine

Je garde un très bon souvenir de ce travail social de groupe, il m'a enrichi sur le plan professionnel. Les échanges étaient riches et singuliers et le processus d'aide mutuelle a très bien fonctionné.
Aujourd'hui certaines participantes nous donnent de leurs nouvelles, un lien s'est créé entre nous.
Il est important de rappeler que cette action a nécessité de la préparation en amont. Nous avions rencontré individuellement toutes les personnes intéressées avant la 1ère séance afin de présenter le projet et les objectifs de travail. Pour le groupe Entr'elles, cette étape a permis d'avoir un équilibre entre les critères d'homogénéité et d'hétérogénéité (histoire de vie, vécu de la maladie,…). Les sujets traités ont été nombreux.
Le sentiment d'injustice et d'impuissance face à la maladie, qu'elles ressentaient lors des premières séances, a laissé place au fil des semaines à un sentiment de sécurité. Elles ont exprimé que désormais elles n'étaient plus seules, plus isolées, qu'elles partageaient les mêmes inquiétudes, les mêmes besoins.
Elles ont pu passer une étape difficile dans le vécu de de la maladie, des traitements et certaines, fortes de cette expérience dans le groupe, sont devenues "personnes ressources" pour d'autres malades. Elles ont témoigné dans une association créée au centre de soins en cancérologie à Laval, repris confiance en elles pour pouvoir aider à leur tour. Le groupe Entr'elles existe toujours, elles se réunissent à domicile désormais, font des sorties au restaurant, organisent des balades. D'autres femmes malades ont intégré le groupe pour y trouver de l'écoute, du soutien, des réponses à leurs questions.

En savoir plus

Contacter Maud Deklyn et Ludivine Boitière, AS à Laval

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