News SSR 46 - octobre 2019

La lettre du Service Social Régional

3 mois pour tester la nouvelle solution

Cela fait déjà plusieurs semaines que le projet téléphonie est en cours de préparation. Ce sera chose faite le 7 octobre prochain avec le lancement de l’expérimentation.

Isabelle Vauterin et Sylvie Marsac, de la Cnam, ont co-piloté un groupe de travail sur le projet de téléphonie. L’objectif est de mettre en place une solution performante qui permette de gérer les flux entrants et sortants, et d’améliorer la prise en charge des appels téléphoniques.

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La solution retenue s’appuie sur l’outil Prosodie, déjà utilisé par les Caisses primaires, et sur le 3646, numéro unique pour l’Assurance Maladie. Lors de leur appel, les assurés comme les partenaires devront prononcer "Service social" pour être directement mis en relation avec le service social.

Pour l’instant, l’organisation de la réponse téléphonique reste inchangée avec 2 pôles.

Ce qui change :

  • Un nouvel outil à prendre en main, adapté à la gestion des flux téléphoniques
  • Des écrans 27 pouces pour disposer aisément de 2 applications sur un même écran
  • Création de la fonction Superviseur qui sera assurée par Clarisse, Martine, Sabine et Solenne
  • Obtention de statistiques fiables
  • Etude possible des flux pour adapter les moyens aux appels selon les différents moments de la journée ou de la semaine
  • Modification des plages d’accueil téléphonique de 8h30/12h et de 13h/16h30

En parallèle Magalie Béziel, Fabrice Tanguy et Sébastien Merand ont formé les téléconseillers des Cpam 44 et 49 à nos offres de services. Des rencontres sont aussi organisées pour harmoniser nos discours entre Cpam et Service social. Les supports de communication sont en cours de mise à jour et les messages des répondeurs téléphoniques revus.
L’expérimentation menée également par la Carsat Midi Pyrénées fera l’objet d’un bilan en fin d’année. Une généralisation à l’ensemble des Carsat est prévue pour 2020.

En savoir plus...

Vous pouvez contacter Clarisse ou Martine

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Le PreMIJ, vous connaissez ?

Et voilà, encore un nouveau nom pour un nouveau dispositif. Mais que se cache-t-il derrière cet acronyme ?

Le PreMIJ ou Prestation de Mobilisation en Indemnité Journalière pourrait être le "petit frère" du MOAIJ. En effet, cette nouvelle action collective s’adresse au même public : les assurés en arrêt maladie, avec les mêmes conditions d’entrée.

En revanche, la durée est plus courte : 5 semaines (112h) dont 1 semaine en entreprise. Le contenu est aussi différent. Il portera essentiellement sur l’identification des compétences. Il permettra de faire son deuil de l'ancien métier et de lever les freins à une remobilisation vers un nouveau métier.

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L'idée est de sécuriser les parcours. Les personnes seront orientées rapidement après le licenciement sur un dispositif complémentaire de droit commun, pour la définition d’un nouveau projet.

Les atouts :

  • 1 offre de service étendue
  • 1 entrée dans un dispositif plus rapide

Contrepartie :

  • Les bénéficiaires auront moins travaillé leur projet professionnel

La mise en place est prévue, à titre expérimental, à partir de 2020. Ce dispositif vous sera présenté plus en détail d’ici-là.

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S’adapter à notre public

La souffrance au travail est une réalité qui a tendance à se développer. Plusieurs sites ont voulu répondre à cette problématique avec une nouvelle offre.

Anne Claire Augereau et Laura Mortaud, AS sur Angers, ont souhaité répondre à ce phénomène en proposant un TSG. Cette action s’est déroulée au début de l’année. Un groupe de 8 femmes (pas de volonté d’exclure les hommes) a été formé. Elles se sont retrouvées sur 5 séances, tous les 15 jours entre février et avril 2019. Elles étaient toutes en arrêt de travail pour motif "épuisement professionnel". Elles se sentaient isolées non pas socialement mais par rapport au vécu de leur souffrance. Elles exprimaient un besoin de partager en collectif. Une sophrologue est intervenue au cours d’une séance, à leur demande. Les femmes ont apprécié de prendre du temps pour elles, se faire plaisir, se reconnecter à leur corps.

Elles ont continué à se voir entre-elles après la fin de l’action.

Anne Claire et Laura soulignent que les objectifs qu’elles s’étaient fixés ont été atteints : offrir à ces femmes un lieu d’échanges pour leur permettre de comprendre et d’analyser leur situation au regard du travail, et les amener à se remobiliser vis-à-vis de l’emploi.

Anne Claire et Laura sont prêtes à échanger sur leur pratique si vous le souhaitez

L’expérience de Lucie Juteau et Sylvie Chevet, AS au Mans, est bien différente sous plusieurs aspects. Ils ont aussi mené un TSG de février à fin juin. Le groupe fermé constitué à l’origine de 4 hommes et 4 femmes, tous cadres et en arrêt maladie pour épuisement professionnel s’est rencontré 7 fois.

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La fragilité des personnes a nécessité beaucoup de temps pour "s'apprivoiser". Il a fallu faire preuve de patience pour qu'elles puissent entrer en relation et en communication. Sylvain raconte : "Nous avancions au fur et à mesure, surpris que cela prenne autant de temps pour que les gens se mettent au travail. Lucie et moi nous sommes demandés un moment où cela allait nous emmener, comment aller au-delà, rebondir ? Nous n’avons pas fait appel à un intervenant extérieur car le groupe n’en a pas exprimé le besoin." Lucie ajoute "Nous étions plus dans l'expression du vécu, le partage, l'échange. Nous l'avons bien mesuré à travers ce groupe".

Les participants ont, malgré tout, fait un chemin qu’ils ont pu mesurer lors de la dernière séance. Ils ont compris qu'ils pouvaient faire des choses seuls ou en groupes.

Ce TSG a donné à Lucie et Sylvain beaucoup de travail de préparation et d’échanges. Ils ont constaté qu'après les séances ils avaient souvent besoin de rencontrer leurs collègues. Cela les a amenés à faire une demande de supervision avec Claude Crestani. Il leur semble important d’avoir un regard extérieur sur la spécificité de ces groupes. Ils ont aussi émis le souhait de le faire avec d'autres collègues d'autres sites.

Lucie et Sylvain envisage un nouveau groupe pour la fin de l’année et se disent disponibles pour échanger avec vous sur vos projets.

Pour contacter Lucie et Sylvain, cliquer sur leur prénom.

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Et si le collectif était la solution ?

A une époque où chacun dispose de moins de temps, moins de moyens et qu’il faut faire toujours plus…

Le développement des actions collectives peut-il être une solution ? C’est ce que propose cet ouvrage de Claire Jouffray.

Un exemplaire de cet ouvrage est disponible à Nantes Bretagne et quelques collègues l’ont lu.

Développement du pouvoir d’agir des personnes et des collectifs, une nouvelle approche de l’intervention sociale

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En savoir plus

Vous pouvez contacter l'antenne Nantes Bretagne