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Accueil > Les Risques Professionnels > Gestion / Tarification > Principes > Règles de calcul du taux

Règles de calcul du taux


Notion de base

Chaque année, la Carsat calcule les taux de cotisation notifiés aux entreprises à partir de données relatives aux salaires et aux dépenses générées par les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Le calcul de votre taux de cotisation "accidents du travail" tient compte des dépenses engagées au titre des accidents du travail et maladies professionnelles ainsi que des salaires soumis à cotisations.

La période qui sert de référence à nos calculs est celle des trois dernières années pour lesquelles vos déclarations annuelles de données sociales nous ont été transmises.

Les différents types de tarification sont données par :

  • le décret n° 95-1109 du 16 octobre 1995
  • l'arrêté du 16 octobre 1995
  • l'arrêté du 17 octobre 1995

Le taux collectif est applicable aux entreprises ayant employé moins de 10 salariés au cours de la dernière année connue.
Le taux collectif est déterminé au plan national par activité en fonction des résultats statistiques (salaires/dépenses).

Le taux calculé peut être réel ou mixte selon l'effectif global national de l'entreprise.

  • Le taux réel est applicable aux entreprises ayant employé au moins 200 salariés au cours de la dernière année connue.
    Son calcul est la conséquence directe des frais d'accidents du travail et des salaires de l'entreprise.
  • Le taux mixte est applicable aux entreprises ayant employé de 10 à 199 salariés au cours de la dernière année connue.
    Son calcul prend en considération un fraction du taux réel et une fraction du taux collectif en fonction de l'effectif moyen de l'entreprise.

Les éléments du calcul de tarification

"Les règles de tarification représentent un compromis entre les principes de l'assurance dont l'application conduit à tenir des statistiques portant sur les ensembles importants en vue d' assurer une large compensation financière et les exigences de la prévention qui tendent à retenir des éléments statistiques plus limités afin de personnaliser davantage les taux de cotisation" peut-on lire dans le traité de la Sécurité sociale.

Ce double souci a amené le législateur à édicter des règles de calcul de taux "accidents du travail" suffisamment complexes pour qu'elles soient abordées progressivement. Aussi, cet article n'évoque-t-il que les éléments utiles au calcul du taux. Les deux suivants s'attacheront à présenter les différents modes de calcul définis par les textes (tarification au taux collectif, au taux mixte et au taux individuel).

Les éléments du calcul du taux AT/MP
  Les Carsat engagent les opérations de calcul de taux  
La commissions des accidents du travail et des maladies professionnelles  ou le ministère fixent
Les majorations
Une majoration forfaitaire correspondant à la couverture des accident de trajet.
2010
0.28 € pour 100 €
de salaire
  Une majoration pour charges générales (rééducation professionnelle, Fonds national de prévention,...) 39 % du taux brut augmenté de la majoration trajet 
  Une majoration couvrant les dépenses correspondant aux compensations inter-régimes 0.63 € pour 100 € de salaire
Les Carsat définissent Le taux brut
Dépenses de 3 années
Salaires de 3 années
Pour 2010 : 2008-2007-2006
 
Les caisses primaires d'assurance maladie transmettent
Les dépenses liées aux accidents du travail, du trajet ou maladies professionnelles déclarés :
Frais médicaux et pharmaceutiques
Frais d'hospitalisation
Indemnités journalières
Pour la valeur réelle
Indemnités en capital (rentes inférieures à 10 %) de 388,56 € à 3.884,38 € selon les taux  d'incapacité
Les capitaux représentatifs des rentes égales ou supérieures à 10% 32 fois le montant de la rente annuelle
Les capitaux représentatifs des accidents mortels Au 01/01/2010 :
446 992 €
Les employeurs adressent Les salaires soumis à cotisations : (par établissement)
L'effectif moyen de l'établissement
 
Les accidents du travail ou de trajet
Par l'intermédiaire de la déclaration annuelle des données sociales

Au moyen de la déclaration APT/MP

Le calcul du taux s'effectue par établissement
Le mode de calcul résulte de l'effectif moyen de l'entreprise

flèchesConsultez votre compte employeur et vos taux de cotisation AT/MP

Entreprise de 1 à 9 salariés

Un régime d'assurance

Le taux dit "collectif' est appliqué aux établissements des entreprises dont l'effectif moyen est inférieur à 10 salariés. Dans ce système d'assurance, il n'existe pas de lien entre le taux notifié et les accidents survenus au sein de l'établissement. De nombreuses entreprises s'étonnent chaque année de constater une augmentation de leur taux alors qu'elles n'ont déploré aucun accident grave. Cette contradiction est toute relative.
Cependant, ce régime d'assurance qui concerne, en 2010 dans la région des Pays de la Loire, 77 % des établissements, ne doit pas faire oublier que l'accident du travail, la maladie professionnelle, n'arrivent pas que chez les autres. Aussi, les mesures de prévention que vous êtes amenés à prendre garantissent-elles d'abord le personnel de votre établissement et concourent ensuite à une réduction des taux collectifs. Pensez-y !

Pour une responsabilité partagée

Dans ce régime d'assurance, les éléments constitutifs du taux ("salaires-dépenses liés aux accidents du travail ou aux maladies professionnelles") de chaque établissement situé en métropole (à l'exception des départements du Haut-Rhin, Bas-Rhin, Moselle) sont regroupés par activité professionnelle et concourent au calcul du taux collectif.
Un accident grave survenu à Marseille ou à Angers chez un couvreur aura une incidence sur le taux notifié à toutes les entreprises de couverture qu'elles soient situées à Rouen, Rennes ou ailleurs.

Dans un souci de solidarité

La mutualisation du risque a pour objectif de répartir sur toute une profession les conséquences financières d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle survenant dans une petite structure.
Un accident mortel "coûte" 446.992 € au 1er janvier 2010.
Sur cette seule base, pour un établissement de 3 salariés, classé en "couverture", la comparaison démontre le bien-fondé de ce régime.

Entreprise de 10 à 199 salariés

De l'assurance à l'individualisation

Le taux dit "mixte" est appliqué aux établissements des entreprises dont l'effectif moyen est compris entre 10 et 199 salariés. Il se décompose en deux éléments :

  • une fraction du taux collectif de l'activité professionnelle dans laquelle est classé l'établissement (système d'assurance),
  • une fraction du taux réel qui serait attribué à l'établissement si celui-ci relevait de ce mode de calcul (individualisation du coût).

Le taux mixte est une passerelle entre la mutualisation et l'individualisation.

Un système progressif

La valeur de chacune des fractions est proportionnelle à l'effectif de l'entreprise. Plus l'effectif est important, plus la fraction de taux propre (taux individuel) est élevée. La formule de calcul utilisée permet de glisser progressivement du taux collectif vers le taux individuel.

Prévention : un double impact

Toute démarche de prévention concourt à réduire le nombre d'accidents et donc à diminuer le coût du risque professionnel. Le résultat est double pour un établissement calculé au taux mixte :

  • d'une part, les efforts de tous auront une incidence sur le taux collectif ; l'établissement en bénéficiera au travers de la mutualisation partielle de son taux ;
  • d'autre part, ses efforts personnels seront directement perceptibles sur la fraction de taux propre pris en considération.

En prévention, solidarité et individualisme sont complémentaires.

Entreprise de 200 salariés et plus

Une individualisation forte

Le taux dit "réel" est appliqué aux établissements des entreprises dont l'effectif moyen est égal ou supérieur à 200 salariés . Il existe donc un lien très étroit entre le taux notifié et les conséquences d'un accident survenu au sein de l'établissement.
La quasi totalité des dépenses engagées par une Caisse Primaire d'Assurance Maladie, qu'elles résultent d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, est imputée au compte de l'employeur. Certaines dépenses le sont pour leur coût réel (hospitalisation, pharmacie indemnités journalières,...) d'autres pour une valeur forfaitaire (capitaux représentatifs des rentes ou des accidents mortels).
Par ailleurs, depuis le ler janvier 1996, le taux "Accidents du Travail" est calculé par établissement ce qui renforce encore l'individualisation de ce mécanisme.

Pour une démarche volontaire de Prévention

La tarification au coût réel est en corrélation directe avec les efforts de prévention entrepris. Toute mesure tendant à pallier ou à diminuer un risque professionnel a pour objectif d'éviter l'accident. Tout accident évité a des conséquences immédiates en terme de coût direct.
Un investissement dans la prévention peut paraître coûteux a priori. Mais si les sommes engagées concourent à supprimer des risques graves, la dépense, au-delà du drame humain qu'elle évite, peut être amortie rapidement. Aussi, prévenez l'accident pour ne pas avoir à agir trop tard.

 

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