|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Accueil > Les Risques Professionnels > Gestion / Tarification > Principes > Entreprises de Travail Temporaire des établissements pas comme les autres Entreprises de Travail Temporaire (ETT) : des établissements pas comme les autres
Des règles particulières en
matière de tarification sont mises en uvre pour les établissements
de travail temporaire. Des classifications distinctesLe barème des taux "AT-MP" prévoit la possibilité dattribuer quatre risques distincts selon les activités exercées au sein dun établissement :
Deux risques sont généralement attribués à une agence, lun pour le personnel temporaire, lautre pour le personnel permanent. Ces deux activités sont considérées comme des établissements distincts au sens de la Tarification. Au sein dun même établissement, lactivité "toutes catégories de personnel", exclut lattribution des deux autres risques de Travail Temporaire. Deux déclarations pour un même accidentLentreprise utilisatrice doit adresser, au plus tard, 24 heures après avoir pris connaissance de laccident, une "Information préalable à la Déclaration dAccident du Travail" :
Sur la demande de lentreprise utilisatrice, lentreprise de travail temporaire lui adresse les justificatifs de dépenses ainsi que :
Dans le cadre "Établissement dattache permanent de la victime", ne doit pas figurer lidentification de lentreprise utilisatrice. Dans un prochain chapitre, nous aborderons les exceptions à ces quelques règles simples. Un partage partiel des coûtsNous avons vu ci-dessus que des règles particulières étaient appliquées aux établissements de travail temporaire, notamment la répartition du coût partiel dun accident du travail ou dune maladie professionnelle entre létablissement utilisateur et lentreprise de travail temporaire. Dautres spécificités méritent dêtre évoquées et notamment pas des moindres quand il sagit dentreprises utilisatrices relevant du Bâtiment et des Travaux Publics. Un partage des coûts qui nen est plus unLe coût de laccident du travail ou de la maladie professionnelle est entièrement imputé au compte "employeur" de lentreprise de travail temporaire, en cas de défaillance de lentreprise utilisatrice. Est considérée comme défaillante toute entreprise qui fait lobjet dune procédure de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire. Si un litige survient ?Une répartition des coûts mal
acceptée Accident du travail ou maladie professionnelle
contestés Responsabilité dun tiers reconnue Et en cas de faute inexcusable ?Dans le cas où le salarié intérimaire engage une action en responsabilité fondée sur la faute inexcusable de lemployeur sans quil y ait mise en cause de lentreprise utilisatrice, lentreprise de travail temporaire est tenue dappeler à la cause lentreprise utilisatrice pour quil soit statué dans la même instance sur la demande du salarié intérimaire et sur la garantie des conséquences financières dune reconnaissance éventuelle de la faute inexcusable. Un cas bien particulierLes établissements du Bâtiment et Travaux Publics utilisateurs de Main dOeuvre TemporaireLes établissements de Bâtiment et Travaux Publics relèvent, en matière de tarification, de règles particulières. Pour le calcul du taux, il est affecté à chaque accident mortel ou entraînant une rente supérieure à 9 % un coût moyen fixé par arrêté. Pour 2010, pour l’activité "Entreprise générale de bâtiment", le coût moyen d’un accident avec rente s’élève à 141 048 €. Cette particularité demeure lors de la répartition du coût d’un accident du travail entre l’entreprise de Travail Temporaire et l’entreprise de Bâtiment et Travaux Publics. L’entreprise de travail temporaire se verra imputer 2/3 du ou des capitaux de rentes. L’entreprise de Bâtiment et Travaux Publics supportera 1/3 du coût moyen de chaque accident. Exemple : Trois accidents donnent lieu à des rentes dont les capitaux représentatifs s’élèvent respectivement à :
Réparation
(1) 1/3 de 141 048 € |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||