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Accueil > Les Risques Professionnels > Revue Prévention Maître d'Oeuvre > Pour faire toute la lumière Pour faire toute la lumière
Principes de baseLimportance physiologique de la lumière est aujourdhui clairement établie. Des textes réglementent de façon précise léclairage des lieux de travail. La reconnaissance, il y a une quinzaine dannées à peine, deffets spécifiques de la lumière naturelle du soleil sur les rythmes biologiques et sur la vigilance représente une avancée fondamentale. Il est désormais avéré quun éclairage électrique classique, même bien conçu et adapté, ne remplace pas la lumière du jour... Une "carence" de lumière vive entraîne des troubles
de lhumeur et de la vigilance : deux facteurs essentiels dadaptation
de lhomme au travail. Éclairé correctement, le travailleur
se concentre mieux, ses gestes sont plus précis, la fatigue visuelle
se manifeste moins vite. Une étude déclairage consiste à balayer les
différents paramètres que sont la luminance, le contraste,
les phénomènes déblouissement et linfluence
des différentes couleurs. Ces recommandations sont bien entendu
adaptées à la nature et au degré de précision
des tâches à exécuter comme à la configuration
du poste de travail. Par exemple, un écran informatique ne doit
pas être placé dos à la lumière, ni de face
mais plutôt perpendiculairement à une source tamisée.
Pour ce type de poste, léclairage dappoint qui permet
déclairer les documents sur lesquels travaille lopérateur
peut jouer un rôle important en matière de confort visuel. Jean-Yves Le Bot Quelques orientations :
Une place au soleilTout le monde en rêve !Sur un lieu de travail, le confort de lil, cest dabord de bénéficier de lumière naturelle. Sous le soleil exactementLe soleil est de fait la seule source exploitable que la nature nous offre, mais sa puissance est extrêmement élevée. Sa luminance atteint 160 000 candelas par m² alors quune ampoule à incandescence à verre dépoli, très suffisante pour éclairer un bureau, ne dépasse pas 5 candelas par m². Vu sous cet angle, on dispose donc dune énergie fantastique. Multi-énergie garantieMais plus encore que lexcès de lumière en rayonnement direct quont subi les amateurs déclipse, nous "récupérons" un apport thermique de près de 1 000 Watts par m². Cest le revers de la médaille, il est nécessaire de dompter ce déferlement, faute de transformer en serres les bureaux et ateliers. Mais sur ce plan, les réalisations de pare-soleil extérieurs alliant esthétisme et bio-fonctionnalité ne manquent pas (voir photo ci-contre).). Une diffusion tous azimutsPar ailleurs, le côté positif en est la présence dune luminosité indirecte largement suffisante pour léclairage des locaux. La lumière du soleil est à la fois filtrée et diffusée par les molécules de latmosphère et transforme la voûte céleste entière en source appréciable. Pour cette raison, les façades exposées au nord ne sont pas défavorisées, au contraire. Les toitures en "shed" représentaient une exploitation judicieuse de la lumière naturelle. Et par temps couvert ?Également, les temps couverts, moins appréciés pour leurs tons gris, nous apportent quand même généreusement des luminances de 1 300 à 4 000 candelas par m² ! A en perdre le nordLa seule rotation quotidienne de la terre sur elle-même fait fluctuer progressivement lénergie reçue qui croît en début de journée et décroît ensuite. Les événements climatiques, la nébulosité ajoutent une variation aléatoire. Dans le passé, les courageux tiraient des traits sur des abaques, séchinaient sur des projections dombres portées en géométrie descriptive, discipline rébarbative pour plus dun. Cétait le bon temps !Auparavant, on faisait encore plus simple en retenant une ancienne proposition de niveau moyen déclairement naturel de 3 000 ou 5 000 lux pendant les 5 000 heures de clarté, sur les 8 760 heures de lannée. La moyenne pour un problème de ce type ne voulant pas dire grand-chose, lexpérience lemportait et lon se confortait en se disant que lorsquil ferait trop sombre, on allumerait léclairage artificiel. Voici lan 2000Cette époque est révolue. Les savantes formules de variations de léclairage, dues au mouvement mécanique du soleil, sont facilement informatisables et les statistiques de variations climatiques correctement modélisées par des logiciels. On peut donc se permettre, en phase détude, de faire apprécier au maître douvrage, avec une bonne précision, lévolution moyenne du nombre dheures déclairage artificiel au cours de lannée. Cette approche est un plus, attestant de la qualité dun projet pour le futur usager. Jean-Yves Le Bot L'oeil apprécie la couleur... et qualifie la cuissonEntreprise : Boulangerie Pâtisserie
Angevine (BPA) - 49 Ste Gemmes sur Loire
Yves Nicolas "Vidéo Cram Bretagne"Une synthèse des dernières avancées techniques en matière dintégration de léclairage naturel en conception dindustries agro-alimentaires a récemment fait lobjet dune vidéo où alternent les exemples, les avis techniques et les points de vues des organismes de contrôle, des concepteurs et des utilisateurs. Titre : Lindustrie agro-alimentaire bretonne souvre sur lextérieurDurée : 13
minutes Pour emprunter gratuitement cette vidéo-cassette VHS, contacter la documentation (tél. : 02 51 72 84 08). FLASH DOCPour des recherches plus personnalisées :
Aide-mémoire juridique "éclairage des lieux de travail" - INRS TJ 13 L'éclairage naturel des lieux de travail - Note technique Cram des Pays de la Loire L'éclairage naturel - Fiche pratique de sécurité INRS ED 82 La couleur dans les locaux de travail - Fiche pratique de sécurité INRS ED 40 et 40 bis . |
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