La Carsat Pays de la Loire
Actualités & Nouveautés
Aides Financières Simplifiées
Tarification
Service Prévention
Formation
Partenaires
Documentation
Outils
Dossiers / Thèmes
 
Rechercher dans le site
  La retraite Les données sociales   L'action sociale retraite   Le Service social  
 

Accueil > Les Risques Professionnels > Revue Prévention Maître d'Oeuvre > L'éclairage de sécurité > L'éclairage de sécurité

L'éclairage de sécurité

Installation d'éclairage de sécurité

Terminologie

Pour un projet de construction , un trio de base : "Le maître d'ouvrage, le maître d'oeuvre, la CRAM"

Flash Doc

Téléchargement : N° 1 - N° 2 - N° 3 - N° 4

À l’instar des deux numéros précédents de Prévention Maître d’ Oeuvre, nous continuons à décliner les différents modes d’éclairage.
Mais cette fois, plus question d’envolées lyriques sur le design d’un luminaire ou de débats scientifiques en brandissant l’abaque de KRUITHOF.
Plus question non plus de rêver, imprégné de la chaude ambiance des rayons solaires doucement filtrés par un store diaphane.

pancarte Sortie

La vie comporte aussi ses moments de difficultés et divers types de sinistres peuvent affecter un bâtiment.
L’ expérience montre que l’on se sort toujours mieux d’une circonstance difficile dont l’éventualité a été étudiée.
En cas de sinistre, le salut passe par l’évacuation des personnes. Même s’il s’agit d’un simple incident technique.
Exemple:une panne d’alimentation électrique due à la foudre. L’éclairage artificiel s’éteint mais l’éclairage naturel n’est pas à notre service 24h/24 (l’hiver sous nos latitudes, la nuit dure jusqu’à 16 heures par jour).
Les issues de secours existent mais comment les atteindre sans hésiter, sans trébucher et sans perdre de temps dans la pénombre ?
La fonctionnalité recherchée est donc celle d’un éclairage de secours.

Norme européenne NF EN 1838

La norme européenne NF EN 1838 fournit un canevas précis pour :

  • permettre l’évacuation des lieux,
  • assurer une localisation aisée des matériels de sécurité et de lutte contre l’incendie,
  • réduire le risque de panique,
  • maintenir une visibilité dans les zones dont l’activité est potentiellement dangereuse,
  • faciliter l’intervention éventuelle des secours.

Concrètement, les moyens à mettre en oeuvre comprennent :

  • un balisage lumineux du cheminement à suivre,
  • un éclairage d’ambiance minimum, sur le parcours
  • d’évacuation,
    un éclairage d’ambiance autour des matériels de sécurité.

Les dispositions réglementaires ne laissent pas de place au doute, le matériel répond à des normes bien précises. Cette facilité ne doit pas conduire à attendre le dernier moment pour placer les blocs en imaginant qu’ils ne serviront jamais. Le fonctionnement du bâti-ment en mode «évacuation », est un fonctionnement dont l’approche mérite d’être traitée en même temps que celle des modes plus courants. À ce jour, le risque «zéro» n’existe pas encore et la pertinence obtenue par cette démarche contribuera à limiter le nombre des victimes.

Jean-Yves Le Bot

Un brin de terminologie

Des expressions différentes ont parfois été utilisées pour désigner la même installation.
"L'éclairage de sécurité", objet de cette revue, est l'éclairage qui va guider les occupants et leur permettre d'évacuer les lieux en cas de panne de l'éclairage normal. Il ne s'agit pas de l'alimentation de secours, sur groupe électrogène par exemple, qui permet le fonctionnement presque normal d'une installation dite "secourue" en cas de panne technique de la fourniture d'énergie.

Pour un projet de construction, un trio de base :
"Le maître d'ouvrage, le maître d' oeuvre, la CRAM"

Le maître d’ oeuvre

Daniel RENOLLEAU, architecte DPLG, installé depuis 14 ans avec son équipe de 4 personnes à ST GEORGES DE POINTINDOUX en Vendée.

Le maître d’ouvrage

Hervé ARNAUD, PDG des Ets ARNAUD et Fils situés à VENANSAULT (85). Cette entreprise de mécanique - tôlerie de 25 personnes fabrique des citernes, bennes, conteneurs et des matériels agricoles sur plan.

Prévention Maître d’ oeuvre est allé à la rencontre de Daniel RENOLLEAU, architecte, chargé de concevoir et de construire un bâtiment industriel de 1 750 m² (50 m x 35 m, hauteur 9,50 m), destiné à recevoir l’activité chaudronnerie lourde des Ets ARNAUD. Le transfert de l’activité a commencé en Janvier 2000 sur ce nouveau site de la zone industrielle « La France » de la commune de VENANSAULT.

PMO : Quelle était votre prestation sur ce projet ?

DR : Après quelques réunions avec le maître d’ouvrage pour se connaître et se mettre en confiance, nous avons passé un contrat. Le bâtiment et les VRD étaient de ma responsabilité. C’était ma prestation. Puis aussitôt le maître d’ouvrage a associé la CRAM à son projet. Et là, l’APS a évolué pour tenir compte des objectifs de sécurité et de confort des salariés.

PMO : Comment se présentait votre projet ?

DR : Sur le plan figuraient les 3 étapes :la construction de l’atelier objet du contrat, les bureaux dans quelques années et une extension à suivre des ateliers en considérant les flux et les implantations des lignes de fabrication. L’ensemble rappelle un navire, par les hublots donnant sur l’atelier et par les cheminées des cabines de peinture. Le lot VRD a été défini en tenant compte des évolutions futures.

PMO : A un moment il a fallu annoncer le coût du projet ?

DR : Ce coût a été calculé à partir du descriptif et du quantitatif. Et là, sur certains points ça a coincé, même très fort.

PMO : Par exemple ?

DR : Quand nous avons abordé la toiture et le bardage.

PMO : Plus précisément ?

DR : Je lui ai fait, sur une même feuille, trois propositions :
une solution de base «non isolé»; le toit et le bardage en simple peau d’un coût 400 KF. Cette solution a été vite écartée. Le maître d’ouvrage a vu tout de suite que son bâtiment serait une fournaise l’été et un frigo l’hiver.
la solution suivante «un bâtiment isolé thermiquement» était donc acquise. La plus-value se situait à 550 KF portant le coût total à 950 KF.

PMO : Alors, c’est la 3ème proposition qui a fait tousser très fort le maître d’ouvrage ?

DR : Oui, quand il a vu la plus-value supplémentaire de 470 KF pour un traitement acoustique en couverture et bardage. Et la CRAM qui poussait pour cette solution.

PMO : Comment vous en êtes-vous sorti ?

DR : Il fallait réduire cette plus-value acoustique. Alors avec la CRAM et l’entreprise retenue pour la pose nous avons revu ce lot. Nous avons diminué les surfaces à traiter acoustiquement en recherchant les zones qui ne généraient pas de bruit, par exemple la nef occupée par l’activité peinture dont la cabine fait 20 m de long et les zones de chargement-déchargement.

PMO : Était-ce suffisant ?

DR : Non, nous avons ensuite «fabriqué » un multicouches thermo-acoustique avec tôle perforée à partir d’éléments du commerce en mettant de côté le complexe prêt à poser.

PMO : Avec quel résultat ?

DR : Une plus-value acoustique ramenée à 224 KF ; un coût divisé par 2 et un bâtiment classé « très bon » sur le plan acoustique. La décroissance linéaire est de 4,13 dB (A) pour un minimum réglementaire de 3,45 dB (A). Le traitement acoustique représente 6 % du coût du bâtiment hors aménagements et extérieurs.

PMO : Êtes-vous intervenu par ailleurs?

DR : L’épisode acoustique avait eu pour conséquence de souder le trio maître-d’ ouvrage/ maître d’oeuvre/CRAM, si bien que j’ai débordé, hors mission, sur les aménagements intérieurs.

PMO : Lesquels ?

DR : L’aire de lavage pour dégraisser les bennes en sortie de zone soudage a été mise à l’extérieur, ce qui élimine les apports d’humidité et les saletés. Le local compresseur et le local de stockage des peintures ont été mis également à l’extérieur ce qui élimine des sources de bruit et de risque d’incendie et apporte des gains en espace de travail. Et ensuite à la conception je me suis arrangé pour que ces locaux annexes viennent animer la façade du bâtiment.

PMO : Et puis ?

DR : Pour le sol ; nous avons trouvé un revêtement pour augmenter sa résistance au poinçonnage et à l’usure et le rendre non glissant et facilement nettoyable. Je m’arrête là en soulignant qu’un bâtiment industriel est construit pour son évolution et est fait pour durer. Charge au maître d’ouvrage de l’entretenir...

PMO : Le bilan ?

DR : un maître d’ouvrage, M. ARNAUD enthousiaste qui va jusqu’au bout : « je veux que tout soit d’équerre» qui met le « paquet » sur les ateliers pour le «confort» des salariés et qui vous donne envie de faire plus.
un maître d’ouvrage bien conseillé et bien accompagné par la CRAM.
un maître d’ oeuvre payé pour écouter, et qui accepte d’aller au-delà de la simple exécution.
un trio de base Maître d’ouvrage/ maître d’ oeuvre/CRAM qui fonctionne, où chacun fait un bout de chemin pour réussir le projet.

Propos recueillis par Patrick RUIZ et Michel LEGOUX

FLASH DOC

La brochure INRS 1 est à vote disposition au service documentation

Les fiches INFOTECH 2, 3 et 4 peuvent être obtenues gratuitement sur le site internet :

www.promotelec.com/librairie
(saisir "éclairage de sécurité" dans le champ de recherce)
PROMOTELEC - Espace ELEC-CNIT
Boîte Postale 9 - 92053 PARIS LA DÉFENSE
tél. : 01 41 26 56 60
  • Protection des travailleurs dans les établissements mettant en oeuvre des courants électrique
  • L 'éclairage de sécurité dans les établissements recevant des travailleurs
  • L'éclairage de sécurité dans les établissements recevant du public, soumis au code du travail
  • L'éclairage de sécurité par blocs autonomes

 

 

Infos pratiques
Nous contacter
Vos interlocuteurs
Registre AT bénins
Documentation
Prévention Entreprise
Articles Prévention Entreprise par thèmes
Guides d'évaluation
des risques
Plan du site
Chantiers de pavillons
Simplifions-nous la vie !

Carsat Pays de la loire 2 place de Bretagne 44932 Nantes cedex 9