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Accueil > Les Risques Professionnels > Revue Prévention Maître d'Oeuvre > L'éclairage de sécurité > L'éclairage de sécurité L'éclairage de sécuritéLa vie comporte aussi ses moments de difficultés et divers types
de sinistres peuvent affecter un bâtiment.
Jean-Yves
Le Bot
Un brin de terminologieDes expressions différentes ont parfois été
utilisées pour désigner la même installation. Pour un projet de construction,
un trio de base :
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Le
maître d oeuvre
Daniel RENOLLEAU, architecte DPLG, installé depuis 14 ans avec son équipe de 4 personnes à ST GEORGES DE POINTINDOUX en Vendée. |
Le
maître douvrage
Hervé ARNAUD, PDG des Ets ARNAUD et Fils situés à VENANSAULT (85). Cette entreprise de mécanique - tôlerie de 25 personnes fabrique des citernes, bennes, conteneurs et des matériels agricoles sur plan. |
Prévention Maître d oeuvre est allé à la rencontre de Daniel RENOLLEAU, architecte, chargé de concevoir et de construire un bâtiment industriel de 1 750 m² (50 m x 35 m, hauteur 9,50 m), destiné à recevoir lactivité chaudronnerie lourde des Ets ARNAUD. Le transfert de lactivité a commencé en Janvier 2000 sur ce nouveau site de la zone industrielle « La France » de la commune de VENANSAULT.
PMO : Quelle était votre prestation sur ce projet ?
DR : Après quelques réunions avec le maître douvrage pour se connaître et se mettre en confiance, nous avons passé un contrat. Le bâtiment et les VRD étaient de ma responsabilité. Cétait ma prestation. Puis aussitôt le maître douvrage a associé la CRAM à son projet. Et là, lAPS a évolué pour tenir compte des objectifs de sécurité et de confort des salariés.
PMO : Comment se présentait votre projet ?
DR : Sur le plan figuraient les 3 étapes :la construction de latelier objet du contrat, les bureaux dans quelques années et une extension à suivre des ateliers en considérant les flux et les implantations des lignes de fabrication. Lensemble rappelle un navire, par les hublots donnant sur latelier et par les cheminées des cabines de peinture. Le lot VRD a été défini en tenant compte des évolutions futures.
PMO : A un moment il a fallu annoncer le coût du projet ?
DR : Ce coût a été calculé à partir du descriptif et du quantitatif. Et là, sur certains points ça a coincé, même très fort.
PMO : Par exemple ?
DR : Quand nous avons abordé la toiture et le bardage.
PMO : Plus précisément ?
DR : Je lui ai fait, sur une même
feuille, trois propositions :
une solution de base «non isolé»; le toit et le bardage
en simple peau dun coût 400 KF. Cette solution a été
vite écartée. Le maître douvrage a vu tout de
suite que son bâtiment serait une fournaise lété
et un frigo lhiver.
la solution suivante «un bâtiment isolé thermiquement»
était donc acquise. La plus-value se situait à 550 KF
portant le coût total à 950 KF.
PMO : Alors, cest la 3ème proposition qui a fait tousser très fort le maître douvrage ?
DR : Oui, quand il a vu la plus-value supplémentaire de 470 KF pour un traitement acoustique en couverture et bardage. Et la CRAM qui poussait pour cette solution.
PMO : Comment vous en êtes-vous sorti ?
DR : Il fallait réduire cette plus-value acoustique. Alors avec la CRAM et lentreprise retenue pour la pose nous avons revu ce lot. Nous avons diminué les surfaces à traiter acoustiquement en recherchant les zones qui ne généraient pas de bruit, par exemple la nef occupée par lactivité peinture dont la cabine fait 20 m de long et les zones de chargement-déchargement.
PMO : Était-ce suffisant ?
DR : Non, nous avons ensuite «fabriqué » un multicouches thermo-acoustique avec tôle perforée à partir déléments du commerce en mettant de côté le complexe prêt à poser.
PMO : Avec quel résultat ?
DR : Une plus-value acoustique ramenée
à 224 KF ; un coût divisé par 2 et un bâtiment
classé « très bon » sur le plan acoustique.
La décroissance linéaire est de 4,13 dB (A) pour un minimum
réglementaire de 3,45 dB (A). Le traitement acoustique représente
6 % du coût du bâtiment hors aménagements et extérieurs.
PMO : Êtes-vous intervenu par ailleurs?
DR : Lépisode acoustique avait eu pour conséquence de souder le trio maître-d ouvrage/ maître doeuvre/CRAM, si bien que jai débordé, hors mission, sur les aménagements intérieurs.
PMO : Lesquels ?
DR : Laire de lavage pour dégraisser les bennes en sortie de zone soudage a été mise à lextérieur, ce qui élimine les apports dhumidité et les saletés. Le local compresseur et le local de stockage des peintures ont été mis également à lextérieur ce qui élimine des sources de bruit et de risque dincendie et apporte des gains en espace de travail. Et ensuite à la conception je me suis arrangé pour que ces locaux annexes viennent animer la façade du bâtiment.
PMO : Et puis ?
DR : Pour le sol ; nous avons trouvé un revêtement pour augmenter sa résistance au poinçonnage et à lusure et le rendre non glissant et facilement nettoyable. Je marrête là en soulignant quun bâtiment industriel est construit pour son évolution et est fait pour durer. Charge au maître douvrage de lentretenir...
PMO : Le bilan ?
DR : un maître douvrage,
M. ARNAUD enthousiaste qui va jusquau bout : « je veux que
tout soit déquerre» qui met le « paquet »
sur les ateliers pour le «confort» des salariés et
qui vous donne envie de faire plus.
un maître douvrage bien conseillé et bien accompagné
par la CRAM.
un maître d oeuvre payé pour écouter, et qui
accepte daller au-delà de la simple exécution.
un trio de base Maître douvrage/ maître d oeuvre/CRAM
qui fonctionne, où chacun fait un bout de chemin pour réussir
le projet.
La brochure INRS 1 est à vote disposition au service documentation
Les fiches INFOTECH 2, 3 et 4 peuvent être obtenues gratuitement sur le site internet :
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